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Mardi 5 décembre 2017
20h30

Auditorium du Conservatoire Ardenne Métropole
10, Rue Mme de Sévigné

CHARLEVILLE-MÉZIÈRES


JEAN-MARIE MACHADO / DIDIER ITHUSARRY


photo Cécil Mathieu


Jean-Marie Machado : piano
Didier Ithursarry :
accordéon

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tarif plein : 14 €, adhérents CAJ : 11 €, étudiants, demandeurs d'emploi : 7 €

Réservations : Office du Tourisme 03 24 55 69 90

JEAN-MARIE MACHADO / DIDIER ITHUSARRY

"LUA"

Alors que, globe-trotter impénitent et nourri de ses racines musicales multiples, Jean-Marie Machado nous a habitués à visiter tous les méandres de sa riche mémoire, voilà qu’il trouve en l’accordéoniste basque Didier Ithursarry, l’alter égo idéal pour un dialogue des cimes.Tout du long, portée par un souffle lyrique et passionné qui ne retombe jamais, la musique s’impose et nous touche au fil d’originales compositions fortes des émotions les plus vives. Pour un dialogue à hauteur d’hommes, dense et profond, enrichissant à l’esprit comme au coeur, body and soul.
Esquissée au sein du grand ensemble Danzas la complicité entre Jean-Marie Machado et Didier Ithursarry trouve ici son plus bel aboutissement, celui de l’expression duelle et du partage le plus exigeant.
Sous le regard attendri … de la lune.

Jean-Paul Ricard

EXTRAITS DE PRESSE

"La complicité entre Machado et Ithursarry est étonnante. Les deux musiciens jouent comme s’ils se connaissaient depuis très longtemps, et en même temps comme s’ils venaient de se rencontrer la veille. Il y a de la télépathie et de la fraîcheur dans leurs échanges. ils ont en commun l’amour de la danse, de la chanson, et celui des chemins buissonniers. Si leur duo fait la part belle au lyrisme, les deux musiciens semblent décidés à ne pas laisser celui-ci se refermer sur eux. Du coup, ils s’évadent. Machado a l’art, insensiblement, de passer du lyrisme à des atmosphères abstraites et oniriques. Ithursarry, à certains moments, prend une note pour l’infléchir jusqu’à la dissonance. Les deux musiciens aiment se bousculer, sortir des cadres, varier les paramètres. En particulier ils jouent avec le tempo , ce qui relève de la plus haute complicité. Ils ne s’enferment pas dans des rôles rigides (le soliste et l’accompagnateur). C’est plutôt l’un qui passe au premier plan et l’autre légèrement au second, puis l’inverse. …"
Jean-François Mondot, Jazz Magazine


"En partenariat avec l’accordéoniste Didier Ithursarry, Machado poursuit un dialogue complexe, d’une exceptionnelle profondeur sur l’introspection lyrique. Le résultat est d’une beauté et d’une originalité éblouissantes."
Ruedi Ankli, Jazz’N’More, mai/juin 2017 (Suisse)


"En duo avec Didier Ithursarry, Jean-Marie Machado a des gestes de concertiste et compositeur classique traversés d’élans d’improvisateur avec un mélange de précision, de dynamisme, de fraîcheur dont la génération des Granados ou de Falla devrait, s’ils étaient vivants, être quelque peu jalouse…"
Franck Bergerot, Jazz Magazine, 14 mars 2017


"Le duo dont il est ici question est une des suites logiques de ce que Jean-Marie Machado et Didier Ithursarry ont cultivé ensemble. Il n’a pas été décidé, il est advenu. (…) Tous deux solistes et accompagnateurs, non pas à tour de rôle mais dans un même élan, avec des surgissements, des commentaires, des envolées lyriques ou des ornements qui semblent destinés à mettre le jeu de l’autre en valeur… "
Olivier Acosta, Citizen Jazz, 26 février 2017


"La maîtrise de l’harmonie, des sons, donne des ailes surtout lorsque l’on partage main dans la main la même sensibilité et le sens du dialogue « à hauteur d’hommes ». Un disque dont l’intimisme nous fait penser au Soft Talk de Michel Graillier et Riccardo Del Fra."
Pierre Gros, Culture Jazz, 8 février 2017


"A travers leur musique, composée de pièces originales, une très belle complicité émane du duo formée par Didier Ithursarry l’accordéoniste et Jean-Marie Machado. Au bout des doigts de Machado, les mélodies élégantes et lyriques nous emportent."
Hiroki Sugita, Japan Jazz, février 2017 (Japon)


"D’une fulgurante complicité, les deux musiciens échafaudent un dialogue qu’ils disent lunaire mais qui traversent en réalité d’infinis sentiers : l’épure lyrique (…), la touffeur harmonique (…), les mille contrastes (…), oecuménique et exigent (…) Jean-Marie Machado & Didier Ithursarry affirment une musicalité riche autant que salutaire…"
Pierre Tenne, Jazz News, décembre 2016/janvier 2017


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BIOGRAPHIES :



photo Cécil Mathieu
Jean-Marie Machado : piano, compositions

Musicien de formation classique, habité par l’esprit de l’improvisation et de la création, avide de rencontres, Jean-Marie Machado a fait preuve d’un goût marqué pour des formations orchestrales peu communes. Il  a développé une écriture originale, parfois savante mais toujours guidée par un souci de lyrisme. Il aime à se définir comme compositeur d’aujourd’hui préoccupé d’horizons divers, d’ouverture et d’échanges.

Dans ses différents projets, on peut ressentir la multiplicité de son héritage culturel : né au Maroc, d’une mère italienne et espagnole et d’un père portugais, il découvre le jazz en France et apprend la musique auprès de la grande concertiste Catherine Collard.

Depuis 25 ans il multiplie les nouvelles orientations : trio de jazz, recherches sur les chants de la mémoire, musique sur le thème du lyrisme, compositions pour des formations classiques, projets interdisciplinaires avec la danse, le théâtre, le conte…

Son parcours jalonné de réalisations marquantes l’a imposé au premier rang des créateurs de la sphère jazz européenne.

Jean-Marie Machado est en résidence « compositeur associé » au Centre des Bords de Marne du Perreux-sur-Marne.

Jean-Marie Machado passe son enfance au Maroc. Jeune adulte, il étudie le piano auprès de la concertiste Catherine Collard. Il s'initie en autodidacte à la musique pop et au jazz.

En 1986, il fait son apparition sur la scène jazz avec un trio, le Trio Machado avec Louis et François Moutin. En 1991 il crée la première version de l'orchestre Vibracordes et enregistre un album avec le percussionniste Naná Vasconcelos et les cordes du Nouvel Orchestre philharmonique de Radio France. Le septuor Vibracordes réunit entre 1993 et 1998 la fine fleur de la scène jazz française : Laurent Dehors, David Chevallier, François Thuillier, Ramón López, Yves Rousseau, Franck Tortiller. Il crée alors en 1996 le spectacle Septuor Vibracordes et les musiques de Bretagne.

Jean-Marie Machado ne délaisse pas pour autant les petites formations : il se produit en solo dans de nombreux festivals, joue et enregistre avec Jean-Paul Padovani en duo et en quartet (avec Paul Motian et Jean-François Jenny-Clark. Il joue également en duo avec le batteur Ramón López ou le percussionniste Keyvan Chemirani.

Par ailleurs ses activités de composition le poussent à multiplier les collaborations avec : les Percussions de Strasbourg, l'Ensemble de Trompettes de Paris, la Maîtrise de Radio France entre autres. En mai 1998, le "French Piano Trio" réunit trois pianistes : Martial Solal, François Raulin et Jean-Marie Machado jouant des compositions originales.

Il participe à des résidences de création et de sensibilisation de 1994 à 2001. De ces résidences entre autres projets pour orchestre et chœur des programmes pour la jeunesse comme en 1998 avec le "musi-contage" Double Croche et Sortilèges avec le conteur Jean-Jacques Fdida.

En 2001, Jean-Marie Machado fait un retour plus remarqué vers une version plus classique du jazz avec la création à Banlieues Bleues du Quartet Lyrisme avec Ricardo Del Fra et Jacques Mahieux. Le Quartet rassemble des solistes tels que Paolo Fresu, Andy Sheppard, Glenn Ferris, Sylvain Beuf et Claus Stötter.

En 2003, Jean-Marie Machado crée un duo avec le saxophoniste américain Dave Liebman autour d'un répertoire dédié en partie au fado. L'album de ce projet ne sera enregistré qu'en 2004 lors d'une tournée et en une journée seulement. L'album, sorti en 2008 s'intitule Caminando. Il enregistre en 2006 Sœurs de sang avec Jean-Philippe Viret et Jacques Mahieux. Cet album est réalisé en deux parties : une première partie en trio et la seconde en solo dans laquelle les influences du fado et de la saudade sont très présentes. En 2004 une nouvelle collaboration voit le jour avec Antonio Placer.

En 2005, Jean-Marie Machado compose et arrange l'album Sextet Andaloucia avec Jacques Mahieux, Bart de Nolf, Andy Sheppard, Claus Stötter et Gary Valente. L'album éponyme reprenant les grands thèmes de la musique andalouse est enregistré en 2005.

En 2006, il donne naissance au répertoire Impressions pour quartet de jazz et orchestre de chambre : une relecture créative des mélodies françaises de l’époque impressionniste de Ravel, Debussy, Fauré, Poulenc. Un répertoire également présenté en duo avec Andy Sheppard et en quartet.

En 2006 il crée l'orchestre Danzas avec Jean-Charles Richard, Claus Stötter, Gueorgui Kornazov, Jocelyn Mienniel, François Thuillier, Didier Ithursarry, Bart de Nolf, François Merville. Ce nonette hétéroclite se rassemble autour des compositions de Jean-Marie Machado. Un premier programme est créé en 2008 : Fiesta Nocturna dont l'album est paru en 2010 chez Bee Jazz. Le second, La Fête à Boby en hommage à Boby Lapointe est enregistré avec André Minvielle en 2012.
En 2014, Jean-Marie Machado retrouve Dave Liebman avec qui il enregistre Média Luz en compagnie de Klaus Stotter et du quatuor Psophos.

L'ensemble Danzas enregistre ensuite Lagrima Latina en 2015, année où Jean-Marie Machado crée Impulse Songs, pour piano et percussions avec des musiciens venus de la musique classique et Keyvan Chemirani au zarb.
Il crée "L'Esprit de l'Eau", suite en cinq tableaux pour piano et tuba solistes et Orchestre symphonique en 2017.

Il fonde en 2016 un duo avec l'accordéonniste Didier Ithusarry, avec qui il enregistre "Lua" en 2017.

 

 

Découvrez les univers musicaux de Jean-Marie Machado

 


photo Cécil Mathieu
Didier Ithursarry
: accordéon, compositions

Né à Bayonne, Didier Ithursarry découvre l’accordéon à l’âge de 7 ans. Il suit conjointement les cours de Gérard Luc pour l’instrument, et des cours de solfège et percussion au Conservatoire de Bayonne. En 1988, il intègre la classe d’accordéon de Myriam Bonnin au Conservatoire National d’Orsay, où il obtient une médaille d’or en supérieur, un prix de perfectionnement et le diplôme d’état d’enseignement (D.E). Parallèlement, c’est dans les salles de bal, les scènes de musiques populaires et traditionnelles du Pays basque que Didier fait ses premières armes.

1996 marque l’année de son installation à Paris. Il multiplie alors les expériences et les rencontres. La chanson (Clarika, Susy Firth, Manau, Juan Carlos Caceres…), le théâtre (Alfredo Arias, Annie Fratellini, Jérôme Savary…), le jazz (Serge Luc Quartet, Jacques Vidal quartet, William Chabbey quartet, le trio Jauvain/Ithursarry/Bras…), les séances d’enregistrements (Bernard Lavilliers, Zazie, Ute Lumper, Julien Clerc, Zaz, musiques de film…).

En 1998, il rencontre Francois Béranger. Une longue collaboration s’ensuit avec plusieurs tournées et albums, il cosigne notamment les arrangements de son disque hommage à Félix Leclerc, « Chanson de Félix chantées par François Béranger ».

En 2000, sa rencontre avec Claude Barthélémy et le quintet « Sereine » tout d’abord, puis l’Orchestre National de Jazz (ONJ) de 2002 à 2005 lui ouvre de nouveaux horizons. Il joue avec Franck Tortiller, Jacques Mahieux, Nicolas Mahieux, Médéric Collignon, Rémi Charmasson, Jean-Louis Pommier… Il prend part aux créations d’Olivier Lété, Sébastien Llado, Jean Marc Padovanni, François Jeanneau, Philippe Lemoine, Èric Séva… puis croise la route d’André Minvielle, « Les arpenteurs du son » de Denis Colin ; l’Orchestre de franck Tortiller, « Sayag Jazz Machine », les « Yeux Noirs », les écrivains Jacques Rebotier et Enzo cormann, Louis Sclavis, Jean Philippe Viret, David Chevalier, Marc Ducret, Jean Christophe Cholet, « La compagnie des Musiques à Ouir » de Denis Charolle, le « Jazzarium » de Guillaume St James, Emmanuel Bex.
Il collabore aussi au travail chorégraphique des danseurs contemporains Ghislaine Avan, Haim Edry et Karim Sebbar.

En 2006, avec le chanteur et percussionniste Kristof Hiriart, il crée Bilika, récital sur la base de chants traditionnels du Pays basque. Entre restitution fidèle des textes anciens ou interprétation spontanée, les deux musiciens vont et viennent dans une grande complicité musicale. Leurs parcours comportent des routes identiques, du Pays basque au jazz, du territoire à l’ouverture, de l’air de danse à la chanson, du bal à la chorégraphie, du bistrot au théâtre.
Il se produisent dans de nombreux festivals : Eurofonik, Au Sud du Nord, Jazz aux écluses, Jazz bat la campagne, Paris Jazz Festival, Jazz à Luz, Les nuits de nacre, Carrefour Mondial de l’Accordéon au Québec…

En 2008, Sanseverino l’invite à le rejoindre pour sa nouvelle création et sa tournée comme accompagnateur et arrangeur. Il obtient par ailleurs le prix « Gus Viseur » catégorie jazz.

Après ce détour par la chanson, sa rencontre avec Jean-Marie Machado et l’orchestre Danzas marque le début d’une longue et fidèle collaboration qui a donné lieu à cinq créations différentes : Christophe Monniot  pour son trio « Station Mir »;  Alban Darche pour son « Orphicube »( 2 créations); Geoffroy Tamisier pour le trio « Lagrimas Azules ».
Il joue alors avec Claus Stötter, Gueorgui Kornazov, Claudia Solal, Jean Charles Richard, François Thuillier, Joce Mienniel, Henning Sieverts, François Merville, Guillaume Roy, Mathieu Donarier, Sébastien Boisseau, François Ripoche, Sylvain Rifflet, Christophe Lavergne, Stéphane Payen, Laurent Jaulin…
En 2012, il crée « Oboréades » en duo avec Jean-Luc Fillon (hautbois).

2014 marque le début de projets plus personnels pour Didier Ithursarry : avec son quartet « Didier Ithursarry Quartet » (D. Ithursarry, accordéon; J-C. Richard, sax; M. Szandai, contrebasse; J. Quitzke, batterie) il enregistre le disque « KANTUZ », pour lequel il recevra le prix Gus Viseur et qui sera ELU Citizen Jazz en 2015.

Depuis 2014, il joue également « Mégapolis » avec le  compositeur Guillaume St James et les Orchestres Symphoniques de Bretagne de Franche Comté. Il joue aussi « Brothers in Arts », co-écrit par Guillaume St James et Chris Brubeck. Plusieurs tournées ont eu lieu en France et aux Etats-Unis. La même année il crée le « BDO » (Brass Dance Orchestra) avec François Thuillier, Jean Louis Pommier et Geoffroy Tamisier.

En 2016, il forme le duo LUA avec Jean Marie Machado, un disque est sorti en février 2017. Didier Ithursarry est aussi régulièrement invité : par le duo Jean Christophe Cholet / Matthieu Michel et Ramon Lopez depuis 2016 mais aussi par l’ensemble ART SONIC « Le bal perdu », un disque est prévu pour mars 2017.

Trois autres créations sont à venir pour 2017 : le duo Monniot / Ithursarry; le trio d’Éric Séva avec Matthieu Chazarenc et enfin le concerto pour accordéon et orchestre de Guillaume Saint James avec l’Orchestre symphonique de Bretagne (OBS) verra le jour en avril.

Un autre projet personnel est à venir en 2018 : the TRIO

Outre son quartet, Didier Ithursarry se produit aujourd’hui en tant que leader ou coleader au au sein de 4 duos : BILIKA (Ithursarry/Hiriart), Oboréades, Lua (Ithursarry/Machado), et le duo (Ithursarry/Monniot).
Il est aussi sideman dans de multiples formations : L’orchestre Danzas de Jean Marie Machado, « Lagrima Latinas »  et « Pictures for Orchestra », Lagrimas Azules », trio de Geoffroy Tamisier, le Brass Dance Orchestra, Organik Orkeztra de Jérémie Ternoy et Kristof Hiriart, « L’Orphicube » d’Alban Darche, « Brass Spirit » de Gueorgui Kornazov,  le  trio d’Éric Séva et enfin Station MIR.
Enfin il apparaît en guest dans « Sketches of 7 », le duo Cholet / Michel, Art sonic et « Le bal perdu » et « Une Nouvelle terre ».

Didier Ithursarry est repéré Génération Spedidam de 2015 à 2017.

 


 

 

 


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